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Histoire

  • On baladerait les touristes entre 1940 et 1970

    Un gros projet touristique se met doucement sur les rails, sur le territoire de Plombières, avec un concept unique, qui permettrait de faire un bond de 30 ans au gré d’un petit voyage en chemin de fer, sur une ligne historique.

    Un History park : voilà le projet ambitieux que veulent concrétiser les 247 membres de CF3F. Avec ce cheval de bataille touristique, l’ASBL Chemin de Fer des Trois Frontières ne se borne plus à ce qui relève du réseau ferré : elle balaie plus large, abordant d’autres secteurs de la vie communautaire : l’école, la gendarmerie, les douanes, les salons de coiffure, les pin-up’s, la défense des frontières…, avec des focus sur les années 1940 et 1970. Un groupe de travail planche sur le projet. Avec un soutien de principe, mais prudent, de la commune, depuis 2018. La Province de Liège est aussi associée aux discussions. Il est aussi question de faire route commune avec des acteurs tels que la SNCB, Infrabel ou la Région Wallonne, si l’on accorde les violons.

    D'une page d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 30 novembre 2020

  • LA FUTURE ARCHIVOTHEQUE

    Livres, photos, cartes postales, journaux anciens et documents retraçant la vie passée de notre territoire sont souvent conservés dans de nombreux foyers, rangés par des associations dans des cartons, voire oubliés au fond d’un vieux grenier.

    Afin de préserver ce patrimoine, l’archivothèque conservera, organisera et numérisera ces archives personnelles de manière durable.  Ce patrimoine doit être sauvegardé, mais doit être également consultable par les citoyens.

    On peut y trouver des périodiques locaux, des revues publiées par les associations locales, des cartes postales, d’anciens plans de la région, des photographies et encore un tas d’autres choses...

    Un appel est lancé à tous ceux qui possèdent ce type de documents et qui désirent les partager ou les remettre à l’Administration pour les conserver.

    L’archivothèque s’installera très prochainement dans les bâtiments de l’ancienne maison communale, Place communale à Montzen.  

    Nous lançons également un appel aux personnes passionnées par l’histoire locale souhaitant accompagner et soutenir les membres de l’OTCP (Office du Tourisme de la Commune de Plombières) dans la prise en charge et la gestion de cette nouvelle archivothèque.

    Pour tous renseignements :

  • Un livre sur les deux guerres mondiales au Pays de Herve

    Les conflits de 14-18 et 40-45 ont marqué profondément notre histoire et notre présent, par leurs conséquences et les traces profondes qu’ils ont laissées dans les mentalités. Ce que retrace le dernier numéro de la revue de la Société d’Histoire et d’Archéologie du Plateau de Herve, qui vient de paraître.

    Nouvelle publication de la Société d’Histoire et d’Archéologie du Plateau de Herve. Avec cette fois des focus sur les deux guerres mondiales. C’est la Deuxième guerre mondiale et ses suites qui se taillent la plus grosse partie du volume. Avec quelques chapitres qui révèlent des aspects moins connus.`

    MORTS NOYÉS DANS UN ABRI ANTIAÉRIEN

    Ainsi, Marc Simons évoque le bombardement de la gare de Montzen, nœud important entre l’Allemagne et le port d’Anvers, le 28 avril 1944. Il était destiné à déstructurer les communications allemandes, quelques semaines avant le débarquement de Normandie. L’opération avait été commandée à ce moment parce que la résistance avait signalé la présence d’un important stock de carburant, mais aussi une concentration de bétail importé en Allemagne.

    D'une page d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 3 janvier 2020.

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  • LE 13 SEPTEMBRE 1944, les G.I. aux Trois bornes

    Les G.I. poursuivent leur avancée en région verviétoise, ce 13 septembre 1944. Au nord, ils atteignent les Trois bornes, à la jonction des Pays-Bas et de l’Allemagne. Ils entrent aussi, sans combat, dans Saint-Vith.

    Les G.I. poussent vers le nord et le sud après avoir libéré le Pays de Herve, le sillon de la Vesdre, Spa, Malmedy… Le 13 septembre 1944, le colonel Peckham atteint Gemmenich, qui l’honorera en lui donnant le nom d’une de ses places. C’est ce jour aussi que les G.I. parviennent aux Trois bornes, aux confins de l’Allemagne d’avant-guerre, des Pays-Bas et de la Belgique. Arrivée qu’immortalisera un cliché publié dans le Mexican post. Le 18e régiment de la 1re division d’infanterie US avait auparavant poussé vers le nord d’Obsinnich (Fourons), avant d’obliquer vers le point de jonction des frontières.

    Le même jour, la 3e division blindée américaine, celle qui avait libéré Verviers, approche d’Aix-la-Chapelle. Face à elle, des Allemands de la 116 e division blindée allemande bien démunis. Leur commandant, le comte von Schwerin, ne dispose que de 600 hommes et d’une douzaine de chars, pas plus. Cette division blindée avait perdu bien des plumes, notamment en retraitant de Battice jusqu’à Henri-Chapelle. Dans la nuit du 11 au 12, elle avait eu pour mission de reculer sur une ligne de défense entre Hombourg, Montzen et Astenet. Le général von Schwerin prend alors l’initiative d’écrire un télégramme au général américain Courtney Hodges pour lui proposer une reddition sans condition des troupes allemandes dans l’ancienne capitale de Charlemagne, au patrimoine d’une richesse incroyable. Cela lui vaudra d’être arrêté et démis de ses fonctions. Hitler enverra alors le colonel Wilck défendre la cité avec quelque 5.000 hommes peu aguerris. La bataille d’Aix aura dès lors quand même lieu.

    D'une page d'YVES BASTIN dans LA MEUSE VERVIERS du 13 septembre 2019.

  • Les obus du panzer sont restés enfouis 71 ans

    Le 11 septembre, les Américains avancent vers Aubel et les Trois frontières. Pour Aubel, l’avant-goût de la délivrance coïncide avec le goûter. Mais cela n’ira pas sans mal, ni effusion de sang, souligne Thomas Lambiet dans un volume que se prépare à publier la Société d’Histoire et d’Archéologie du Pays de Herve. Les premiers G.I. arrivent par la route de Battice. Ils se méfient et craignent notamment qu’un sniper se cache dans la tour de l’église. Il n’en est rien. Mais des anciens occupants sont à un jet de pierre, du côté de la rue de la Bel et de la côte de Hagelstein. Ils se préparent même à donner du canon. Mais un blindé US posté près de la chapelle Saint-Antoine au Kierberg le réduit au silence. Non loin de là, la ferme Steins, à Hagelstein, est en feu, suite à un tir d’obus.Capture d’écran 2019-09-11 à 09.39.34.png

    Ce mauvais moment passé, entre 18h30 et 19h, les Aubelois peuvent sortir de leurs caves, agiter des mouchoirs, pavoiser… : les Allemands ont retraité au-delà de Merckhof, le poste-frontière qu’ils avaient installé en 1940.

    Ce même jour, Welkenraedt peut aussi fêter joyeusement ses libérateurs.

    Idem à Montzen, village vers lequel se dirigeront des blindés allemands. Dont un Jagdpanzer qui sera détruit sur la place de Montzen. En 2015, lors de travaux, on découvrira neuf obus non explosés sous une plaque de blindage de ce char. La plaque en question est désormais exposée au Remember Museum de Clermont.

    À Moresnet, c’est la panique. Notamment chez les sœurs du Pauvre enfant Jésus, installées au château David, où les religieuses vont prier dans les caves, avec des paroissiens. Ce même jour, les Allemands font exploser plusieurs ponts. Dans ce secteur, les combats seront acharnés.

    D'une page d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 11 septembre 2019.

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